Situé entre les villes de Kimana et Loitokitok, le village de Nomayanatt fait partie des 82 petits villages présents dans ce périmètre. Les bénéficiaires directs du programme s’élèvent environ à 1500 personnes sédentarisées ou semi-nomades et à peu près 500 personnes nomades.
Le District de ce périmètre est Loitikitok (anciennement Kadjado, 21 105 km2, la population y est estimée à 600 000 personnes), et fait partie des terres arides et semi arides du Kenya. Les précipitations moyennes annuelles sont de l’ordre de 750 mm. Les pluies sont incertaines, même lors des saisons humides au cours desquelles se forment quelques fleuves saisonniers.
Les forages réalisent donc la seule source d’eau fiable pendant toute l’année.
A Kadjado, comme dans chaque petit village composant sa population, les femmes et les enfants exécutent les fardeaux domestiques les plus éprouvants liés à la pénurie d’eau, marchant entre 5 et 15 kilomètres afin de trouver de l’eau et la ramener au village, tandis que les hommes marchent de longues distances à la recherche d’eau et de pâturages pour leur bétail. En conséquence, il ne leur reste que peu de temps pour participer à des activités socio-économiques, éducatives, ou encore participatives dans le développement de leur communauté.
WFE, depuis 2004, a implanté une école de brousse, un dispensaire, et un programme de reboisement dans cette zone. WFE vient également d’amener l’eau aux abords de ces installations, pour y implanter un puits, des douches et latrines publiques, une zone d’abreuvement pour le bétail et un emplacement de lavage.
Les communautés Maasaï de Kadjado mènent une vie très traditionnelle et vivent de leurs troupeaux. Ils utilisent les points d’eau alentour pour leur toilette et leur consommation d’eau. Il n’existe pas de latrines.
Victimes de subdivisions de leurs terres, les Maasaï n’ont pas souhaité demander la restauration d’un ancien puits existant tant que les actes de propriété des terres n’étaient pas établis, et tant qu’un accord inter-communautaire n’avait pas été trouvé afin de préserver la cohésion de toutes les personnes, et de garantir un accès public de ce point d’eau potentiel.
De ce fait, depuis 5 années, les personnes se servaient en eau dans une rivière fréquentée également par la faune sauvage. La sécheresse de 2006 et les périodes sèches récurrentes ont asséché ce point d’eau. Depuis, de nombreuses pathologies liées au manque d’eau sont de plus en plus fréquentes.
Ce projet propose la restauration du point d’eau public, ainsi que la création d’un second forage à proximité du dispensaire, de l’école de brousse et du projet de reboisement, un réseau d’adduction d’eau desservant les villages, et les indispensables formations communautaires à la gestion des ressources en eau et à l’éducation à l’hygiène.


Le Renforcement des capacités de gestion et d’organisation autour de l’eau disponible est abordé par sessions de formation de comités de salubrité issus des communautés, afin de permettre aux personnes de gérer les ressources en eau et d’aborder l’éducation à l’hygiène. De nombreuses sessions de formations ont déjà eu lieu depuis le mois d’octobre 2008, et seront renforcées en 2009.
Le Ministère Kenya des Eaux et de l’Irrigation (MoW&I), partenaire des activités de WFE, intervient comme Conseiller Technique grâce aux ingénieurs spécialisés, et comme formateur en renforçant les formations communautaires.

Sur le plan technique, un réseau d’adduction d’eau potable desservant les Bomas (villages) voisins est en cours afin de permettre aux foyers de bénéficier de l’accès à l’eau. L’implantation des compteurs d’eau permettra de contrôler la gestion de l’eau en fonction des besoins des gens.
L’implantation de douches publiques, latrines, aire de lavage, et aire d’abreuvement des cheptels répond à une récente demande de la communauté, maintenant consciente de l’importance de l’hygiène.
· Réduction des taux de mortalité et de morbidité dues aux maladies liées au péril fécal par une extension de latrines de 0 à 50% en 12 mois.
· Sensibilisation des communautés à l’hygiène, utilisation de 4 douches test à proximité de l’école de brousse, formation à la construction de latrines et aux techniques d’utilisation et d’entretien.
· Réalisation de visites domiciliaires de suivi concernant l’hygiène.
· WFE démontrera la pertinence du programme aux institutions Kenyanes et aux communautés voisines, de façon à l’étendre sur d’autres zones.
· La mise en relief de l’importance de la possibilité de recherche en ressources eau-pâturages par le maintien du nomadisme des populations pastorales sera effectuée et validée dans les termes de référence de WFE.
· Une cartographie des ressources hydriques de la zone et des besoins vitaux des populations est en cours de réalisation.
· Le suivi des indicateurs est en cours de maîtrise par le staff Kenyan afin d’améliorer le choix des termes de référence et la qualité du système de suivi et évaluation.
· Résultats attendus : les latrines seront utilisées et entretenues par les gens en 2010.
La participation communautaire, très élevée dans ces activités, correspond à une main d’œuvre abondante pour de gros travaux de terrassement, réduisant ainsi le budget et favorisant l’implication locale.

